Traduit de l’original anglais. Les chiffres et les sources sont inchangés. Lire l’original en anglais

Confirmé de façon indépendanteEn production depuis nov. 2022Ajouté le oct. 2026

Air Canada

Air Canada jugée responsable des mauvais conseils de son chatbot sur les tarifs de deuil

En février 2024, un tribunal de la Colombie-Britannique a condamné Air Canada à indemniser un passager après que le chatbot de son site lui a donné une information erronée sur les tarifs de deuil. Le tribunal a rejeté l’argument de la compagnie selon lequel le chatbot serait responsable de ses propres propos.

Chiffres clés

Repris tels quels des sources. Copiez n’importe quel chiffre avec sa citation.

650,88

$

Dommages-intérêts accordés pour déclaration inexacte faite par négligence1

812,02

$

Montant total rapporté (dommages-intérêts, intérêts et frais du tribunal)1

125

$

Frais du tribunal remboursés au passager2

Ce que cela a demandé

CoûtNon communiqué
ÉquipeNon communiqué
CalendrierNon communiqué

Le coût, la taille de l’équipe et le calendrier ne sont pas communiqués dans les sources.

Le problème

Air Canada a mis un chatbot sur son site pour répondre aux questions des clients. En novembre 2022, à la suite d’un décès dans sa famille, le passager Jake Moffatt l’a interrogé sur les tarifs de deuil au moment de réserver ses vols.

Ce qu’ils ont construit

Un chatbot grand public sur le site web. Les sources ne décrivent ni son fonctionnement ni le modèle utilisé.

Comment ils s’y sont pris

Le chatbot a indiqué à M. Moffatt qu’il pouvait demander un tarif de deuil après son voyage. La politique de la compagnie ne le permettait pas. Les mots « tarifs de deuil » dans la conversation renvoyaient vers une page qui énonçait cette politique. Le tribunal n’a vu aucune raison pour qu’un client sache qu’une partie du site était exacte et une autre non. Il a réservé ses vols, puis s’est vu refuser le remboursement. Un représentant d’Air Canada a ensuite reconnu que le chatbot avait employé une formulation trompeuse.

Ce qui a mal tourné

Air Canada a soutenu qu’elle n’était pas responsable des propos de son chatbot, qu’elle présentait comme une entité distincte. Le membre du tribunal Christopher Rivers a qualifié cette thèse de remarquable et jugé que le chatbot fait partie du site web de la compagnie. Il a estimé qu’Air Canada avait un devoir de diligence, qu’elle n’avait pas pris de précautions raisonnables pour que le chatbot soit exact et que M. Moffatt s’y était raisonnablement fié. La compagnie a aussi invoqué son tarif, sans produire le contrat.

Résultats

La décision a été rendue le 14 février 2024. Le tribunal a accordé 650,88 $ de dommages-intérêts pour déclaration inexacte faite par négligence, ainsi que les intérêts et le remboursement des frais du tribunal. Law360 Canada indique un total de 812,02 $. Cette décision est largement citée comme un avertissement : les entreprises répondent de leurs chatbots.

Enseignements pour votre projet

  1. Une entreprise répond de ce que dit son chatbot. Le tribunal a estimé qu’il importe peu que l’information vienne d’une page statique ou d’un chatbot.

  2. Ne comptez pas sur un lien vers la page de politique tarifaire comme filet de sécurité. Le tribunal ne voyait aucune raison d’imposer au client de recouper une partie du site avec une autre.

  3. Conservez les transcriptions des échanges ainsi que le texte exact des politiques et des contrats. Air Canada n’a pas produit le contrat sur lequel elle s’appuyait, de sorte que le tribunal n’a pu en examiner les clauses. Elle n’a pas non plus fourni de preuve sur le prix qu’aurait eu le billet, et le tribunal en a tiré une inférence défavorable.

  4. Testez les réponses sur les sujets à fort enjeu, comme les remboursements, avant le lancement puis après chaque modification de politique.

Réserves

  • La décision du tribunal elle-même (Moffatt v. Air Canada, 2024 BCCRT 149) n’a pas pu être consultée pour cette fiche. Les détails proviennent de comptes rendus indépendants de presse juridique et d’analyses juridiques, si bien que le dossier original n’a pas été lu directement.
  • Le modèle, le fournisseur et la conception du chatbot ne sont pas divulgués. L’étiquette de type « récupération de documents » est la plus proche pour un robot de réponses sur un site web, sans que la conception soit confirmée.
  • Aucune source n’indique quand le chatbot a été mis en service. La date retenue est celle où le passager l’a utilisé (novembre 2022).
  • Le montant en jeu était modeste. L’importance de l’affaire tient au principe de responsabilité, et la décision d’un tribunal des petites créances ne lie pas les autres juridictions.

Sources

  1. A Legal Analysis of the Air Canada A.I. Chatbot Decision

    Travel Market Report · 2024-02-22 · Presse · travelmarketreport.com

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