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Annoncé par l’entrepriseEn production depuis déc. 2025Ajouté le oct. 2026

Superior Court of Quebec

La Cour supérieure du Québec teste neuf agents d’IA avec 22 juges ; la plupart veulent les garder

Entre décembre 2025 et mars 2026, la Cour supérieure du Québec a mis neuf agents d’IA spécialisés à la disposition de 22 juges volontaires pour des travaux préparatoires comme la révision, la traduction et la recherche d’articles de loi. Selon le rapport de la Cour elle-même, la plupart des juges souhaitent conserver ces outils, moyennant des limites dont l’obligation de vérifier chaque réponse.

Chiffres clés

Repris tels quels des sources. Copiez n’importe quel chiffre avec sa citation.

22

juges (11,17 %)

Juges volontaires du projet pilote et part qu’ils représentent dans la magistrature de la Cour2

893

Nombre total de sessions d’utilisation sur les neuf agents1

479

Sessions sur l’assistant de rédaction, l’agent le plus utilisé1

89 %

Juges du sondage final (19 sur 22 ont répondu) qui souhaitent continuer à utiliser ces outils1

Ce que cela a demandé

Coût2 456 crédits Copilot utilisés au total, tests avant le lancement compris (aucun montant en argent n’est indiqué)2
ÉquipeNon communiqué
Calendrier98 jours, du 8 décembre 2025 au 16 mars 20261

Le problème

Les juges du tribunal de première instance du Québec traitent chaque année des milliers d’affaires civiles, familiales, commerciales et criminelles, et une grande partie du travail préalable à une décision consiste à lire, à réviser et à chercher des références. Certains juges utilisaient déjà des outils d’IA de leur propre initiative, sans cadre institutionnel. La Cour a choisi de mener un essai encadré plutôt que de laisser cet usage sans gestion.

Ce qu’ils ont construit

Neuf agents d’IA distincts dans Microsoft Teams, conçus avec Microsoft Copilot Studio. L’un révise et reformule des textes, un autre traduit entre le français et l’anglais, quatre effectuent des recherches dans le Code civil, le Code de procédure civile, le Code criminel et le droit de la faillite, un vérifie les citations juridiques, un assure le soutien informatique et un dernier couvre un référentiel interne de droit de la famille. Les agents n’avaient pas le droit de rédiger des jugements ni d’interpréter le droit.

Comment ils s’y sont pris

Vingt-deux juges volontaires, choisis pour refléter la diversité des régions, des types de dossiers et de l’aisance avec la technologie, ont participé du 8 décembre 2025 au 16 mars 2026. Ils ont été répartis en trois groupes avec un accès échelonné. Les agents fonctionnaient dans l’environnement Microsoft 365 du ministère de la Justice du Québec. Les juges soumettaient des extraits à chaque agent à la main, les conversations restaient privées entre utilisateurs et les agents ne pouvaient pas naviguer sur le web. Les juges se réunissaient chaque semaine pour partager leurs usages et s’informer sur les risques de l’IA. La Cour a mesuré les résultats au moyen de trois sondages, des données d’utilisation de la plateforme et de 90 questions de test synthétiques.

Résultats

Les agents ont enregistré 893 sessions, dont 479 sur l’assistant de rédaction, que tous les juges répondants ont utilisé. Selon la Cour, les agents de rédaction et de traduction ont obtenu de 9,3 à 9,8 sur 10 à ses questions de test, et les agents de recherche juridique entre 7,8 et 9,0. Dans le sondage final, 89 % souhaitaient continuer à utiliser les outils et 84 % jugeaient que l’IA était compatible avec leur rôle. La Cour indique qu’aucun juge n’a déclaré que l’IA avait influencé une décision. Elle affirme qu’elle conservera les agents les plus utilisés, développera une expertise interne en IA et étudiera un déploiement plus large.

Ce qui a mal tourné

Le test de la Cour a relevé un prénom d’auteur inventé dans l’agent de citations, qui a obtenu 0 sur 10 à cette question. Une mise à jour de Microsoft concernant le modèle sous-jacent a retardé le lancement de plusieurs semaines et obligé l’équipe à retester tous les agents. Les juges dont l’accès a été retiré en cours de route ont rapporté une expérience nettement moins bonne que ceux qui l’ont conservé. La Cour n’a pas non plus pu garantir que les données restaient au Canada, et l’a dit aux participants.

Tous les chiffres publiés

IndicateurChiffreCitation
Juges volontaires du projet pilote et part qu’ils représentent dans la magistrature de la Cour22 juges (11,17 %)2
Nombre total de sessions d’utilisation sur les neuf agents8931
Sessions sur l’assistant de rédaction, l’agent le plus utilisé4791
Juges du sondage final (19 sur 22 ont répondu) qui souhaitent continuer à utiliser ces outils89 %1
Répondants au sondage final qui estiment que l’IA est compatible avec leur rôle de juge84 %1
Répondants au sondage final qui recommandent un déploiement plus large63 %1
Notes de qualité attribuées par la Cour aux agents de rédaction et de traduction, à partir de 90 questions de test synthétiques9,3 à 9,8 sur 101

Enseignements pour votre projet

  1. Construisez plusieurs agents ciblés plutôt qu’un outil généraliste. La Cour a confié à chaque agent une seule tâche, comme la traduction ou un code de lois, afin de maîtriser ce que chacun pouvait ou non faire.

  2. Tenez les données du personnel hors de l’outil dès la conception. Les juges collaient des extraits à la main et les agents ne pouvaient ni naviguer sur le web ni consulter seuls les dossiers de la Cour.

  3. Organisez des séances hebdomadaires où les utilisateurs partagent leurs astuces et s’informent sur les risques de l’IA. Selon la Cour, les usages nouveaux les plus utiles, comme la transcription de notes manuscrites numérisées, y sont apparus.

  4. Prévoyez l’entretien. Une mise à jour de la plateforme concernant le modèle sous-jacent a obligé l’équipe à retester chaque agent, et la Cour demande des compétences internes dédiées en IA.

  5. Maintenez la règle de la vérification de chaque réponse. Le test de la Cour a relevé un nom d’auteur inventé dans l’agent de citations ; la vérification reste donc à la charge de l’utilisateur.

Réserves

  • Tous les chiffres proviennent du rapport et du sommaire de la Cour (avril 2026). La Cour les a rédigés à propos de son propre projet pilote, et aucune partie indépendante ne les a audités. Le média spécialisé Droit-inc reprend les chiffres de la Cour.
  • Les résultats du sondage reposent sur 19 répondants sur 22 volontaires, qui ont choisi de participer. La Cour note elle-même que cela limite la portée de la généralisation des résultats.
  • Le rapport de la Cour désigne le modèle sous-jacent à Microsoft Copilot comme GPT-4.0, mis à jour vers GPT-4.1 au début du projet pilote. Il ne précise pas exactement quel modèle chaque agent utilisait.
  • Le rapport complet indique par ailleurs que 68 % (13 sur 19) recommandent de poursuivre le projet sans réserve, ce qui est une question différente des 89 % qui souhaitent continuer à utiliser les outils. Le rapport mentionne aussi 90 jours dans une section sur les limites, contre 98 jours ailleurs.
  • Le projet pilote n’autorisait ni la rédaction de jugements ni l’interprétation du droit ; aucun résultat ne s’applique donc à ces usages.
  • Le site de la Cour bloquait les téléchargements automatisés. Les deux documents de la Cour ont été lus à partir de copies de web.archive.org, qui portent la même date d’avril 2026.

Sources

  1. Projet pilote d'intelligence artificielle: Sommaire des résultats

    Cour supérieure du Québec · 2026-04 · Document réglementaire · coursuperieureduquebec.ca

  2. Rapport du projet pilote IA

    Cour supérieure du Québec · 2026-04 · Document réglementaire · coursuperieureduquebec.ca

  3. Les juges de la Cour supérieure conquis par l'IA

    Droit-inc · 2026-05-26 · Presse · droit-inc.com

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